Victor Hugo Tome 1 : Je suis une force qui va !

Auteur


Parution: Octobre 2001
Pages: 1024
Format: 132mm x 198mm
Prix: 29.95 $
ISBN: 978-2-845-63008-6


Victor Hugo Tome 1 : Je suis une force qui va !

L’histoire d’un immense poète, un combattant, un homme de courage, un grand citoyen.

A quatorze ans, il écrit :  » Je veux être Chateaubriand ou rien !  » Tout le monde a lu Victor Hugo, mais lui, que sait-on vraiment de lui, à part qu’il a fait tourner les tables à Jersey ? Le portrait que nous en dresse aujourd’hui Max Gallo est fascinant. Car presque au jour le jour, nous suivons l’enfant (il commence à écrire des poèmes à douze ans !), puis l’adolescent et l’homme, à travers ses écrits, éclairant de l’intérieur ce siècle passionnant que fut le XIXe, naissant de la Révolution pour mettre au monde la République.

« Après Juillet 1830, il nous faut la chose république et le mot monarchie…  » N’oublions pas que le poète est né d’un père soldat, officier sous Napoléon, et d’une mère vendéenne. Cette première  » contradiction  » familiale l’amène très tôt à devoir choisir, et les tourments de son époque déterminent ses engagements… D’abord ultra sous Charles X dont il célèbre le sacre, Hugo se rallie à la révolution de 1830, puis entre à la Chambre des pairs en 1845, parcourt Paris sous la mitraille en 1848, est élu député en 1849, et monte sur les barricades le 2 décembre 1851 lors du coup d’État de Louis-Napoléon, alors qu’il était en train d’écrire les Misérables et que ses deux fils sont déjà en prison… Il a 49 ans, il est recherché par la police et doit s’enfuir en Belgique avec un faux passeport.

« Quand la liberté rentrera, je rentrerai…  » Après Bruxelles, Jersey, en famille (là où les tables tournent !), qu’il doit quitter encore pour Guernesey en 1855. Près de vingt ans d’exil avant de rentrer à Paris pour la proclamation de la République en 1870, juste après la déclaration de guerre contre la Prusse. En 1871, il ne vit pas la Commune puisqu’il est à Bruxelles, mais il offre l’asile aux insurgés en fuite, ce qui lui vaut d’être à nouveau expulsé. En 1876, il est élu sénateur, et réélu en 1882 – il a 80 ans ! L’année d’avant, l’avenue d’Eylau, où il habite, a été rebaptisée Victor Hugo…

Mais il fut également un bon père de famille, un grand-père attentif, un séducteur hors pair dont on ne peut dénombrer les conquêtes, académicien français, et pour finir un dessinateur de talent, très en avance sur son temps. Très en avance aussi, ses combats politiques, dénonçant la misère du peuple, luttant contre la peine de mort, contre les injustices, visitant les prisons, organisant avec Lamartine, Dumas et Balzac une loterie pour des crèches, mais oui !…

Hugo s’est raconté, et Max Gallo nous le fait savoir… Après Napoléon et De Gaulle, Max Gallo, comme à son habitude, réinvente l’art de la biographie. Pour Victor Hugo, il a choisi de consacrer un chapitre par année, et nous découvrons ainsi en parallèle la vie intime du poète, la vie de la France au même instant, et l’avancée impressionnante d’une œuvre qui deviendra immense mais qui s’écrit pour nous au jour le jour, avec toutes les questions et les doutes qui accompagnent le génie en marche…

AUTEUR

Max Gallo

Max Gallo a toujours conduit de front une œuvre de romancier, d’essayiste et d’historien. Ses romans s’organisent souvent en suites romanesques : La Baie des Anges ; Les Hommes naissent tous le même jour et La Machinerie humaine – série de dix romans qui se donne pour objet de peindre des destins français dans les dernières décennies : le premier titre, intitulé La Fontaine des Innocents, est paru en 1992, ; et le dernier, Le Jardin des Oliviers, en mars 1999. Historien – agrégé d’histoire, docteur ès lettres, longtemps enseignant –, Max Gallo, avant de publier Napoléon et De Gaulle, est l’auteur de nombreuses biographies (Jaurès, Robespierre, Garibaldi, Vallès… ) et d’études d’ensemble (ainsi Les Clés de l’histoire contemporaine). Il a été éditorialiste à l’Express, a dirigé la rédaction du Matin de Paris. Un temps député de sa ville natale, Nice, puis parlementaire européen, il fut aussi secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement (1983-1984). Il n’exerce plus de fonction politique depuis plusieurs années et se consacre tout entier à l’écriture. Il a été élu le 31 mai 2007 à l’Académie française au premier tour, occupant désormais le fauteuil n°24 de Jean-François Revel.

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