Enfant gâté

Auteur


Parution: 02Mars 2002
Pages: 1024
Format: 132mm x 198mm
Prix: 25.95 $
ISBN: 978-2-845-63048-2


Enfant gâté

C’est une belle histoire, et les belles histoires sont faites pour être racontées…

On connaît bien Jean-Marie Périer,  » le photographe des idoles  » au joyeux temps de Salut les copains dans les années 60, celui des stars aujourd’hui pour Elle et d’autres magazines, réalisateur de surcroît pour la télévision et au cinéma (Antoine et Sébastien…). Du moins on croit bien le connaître, l’œil rivé derrière l’objectif de ses appareils-photo ou de sa caméra. Mais c’est un homme secret, qui sait montrer les autres et qui ne se livre pas. C’était… Aujourd’hui, il écrit :
» C’est un peu présomptueux de raconter sa vie. Pour en dire toute la vérité, il faudrait autant de temps pour la revivre que pour la rédiger…  »

Drôle de chose que la mémoire, quand soudain on décide de la faire parler :

» Je me rends bien compte que ce que j’écris est hachuré, synthétique. Ce sont comme des errances à travers des souvenirs. Aujourd’hui je les vis comme ça, qu’en sera-t-il demain ? C’est un peu comme les dunes quand le vent fait s’envoler le sable, sans cesse elles changent de formes, mais elles sont toujours là, les dunes, comme ma vie dont je me souviens mal…  »

Pourtant, Jean-Marie Périer nous entraîne avec lui du côté de son enfance, quand sa mère était là,  » la plus belle de Paris…  » – la comédienne Jacqueline Porel, petite fille de Réjane -, puis quand elle est partie,  » fini sa voix qui chantait dans la salle de bains, plus de jeux de piste en suivant son parfum à travers les pièces, adieu sa main dans mes cheveux… « , mais lorsque son père – François Périer – veillait sur lui, à Neuilly, et qu’il disait en revenant du théâtre :  » Bonsoir, mon Jantou !  » C’était l’époque où il jouait du piano du matin au soir.

Jusqu’à ce fameux jour, en 1956, où le ciel lui tombe sur la tête. Un ami de sa mère lui dit :  » Voilà ! Ton père c’est pas ton père… Ton père, c’est lui !  » en lui tendant une pochette de disque. C’est un disque d’Henri Salvador. Il a seize ans. Il ne le connaît pas.

Un livre magnifique, surprenant, bouleversant. Un livre qui remue le cœur et nous change… Un livre tendre. Non, Jean-Marie Périer n’était pas  » présomptueux  » en écrivant ce livre. Il faut s’y plonger pour comprendre. Ouvrez-le.

AUTEUR

Jean-Marie Périer

Né à Neuilly en 1940, Jean-Marie Périer a passé son enfance chez son père, le comédien François Périer. Il commence sa carrière de photographe en 1956, comme assistant de Daniel Filipacchi, lui-même photographe à Marie-Claire. Jusqu’en 1960, il travaille avec lui comme assistant. Il est dans le même temps photographe pour Jazz magazine, Paris-Match, et Télé 7 jours. Après quoi, service militaire, Algérie, etc. De 1962 à 1974, il fait des photos pour le journal Salut les copains, côtoyant ainsi tous les musiciens et les artistes des années 60. Il en garde le souvenir d’une époque de gaieté et de liberté, teintées d’une insouciance qui, de nos jours, n’est plus de mise. En 1966, il réalise son premier téléfilm pour les « Dossiers de l’écran » à Antenne 2 : Les Enfants du palais, d’après un texte de Michel Cournot. François Périer en est l’acteur principal. Ce film relate la journée d’un juge pour enfants délinquants. Vers la fin des années 60, il réalise trois films de 52 minutes pour la télévision : le premier à Londres, sur Françoise Hardy ; le deuxième sur Georges Brassens ; le troisième sur Gilbert Montagné. En 1968, il se lance dans le film publicitaire, avec Canada Dry. Il n’a plus cessé d’en faire depuis. En 1969, il tourne son premier long métrage en Guyane, pour Columbia Pictures. Son frère, Marc Porel, y tient le rôle d’un adolescent de la DDASS qui part à la recherche de son grand-père, un ancien bagnard. La chanteuse Dani joue également dans le film. L’équipe technique se compose de quatre personnes en tout, Jean-Marie Périer compris ! Tout en descendant le Maroni en pirogues, Jean-Marie Périer et Jacques Lanzmann écrivent le soir les scènes qu’ils vont tourner le lendemain. En 1974, il réussit à faire tourner Jacques Dutronc dans Antoine et Sébastien. C’est le premier film de Dutronc. Jean-Marie Périer attend ce moment-là depuis longtemps. François Périer y tient l’autre rôle principal. Avoir la chance de faire tourner son père et son meilleur ami reste un de ses plus beaux souvenirs. A cette époque, il arrête la photographie et ne retouche plus à un appareil pendant vingt ans. En 1978, il réalise un film écrit avec Pascal Jardin : Sale Rêveur, avec Jacques Dutronc et Léa Massari dans les rôles principaux. En 1979, il s’emballe pour le groupe Téléphone : ce qui donne un long métrage intitulé Téléphone public, qui représenta la France à Cannes en 1980. Le 1er janvier 1980, il part pour les Etats-Unis avec une cassette de films publicitaires sous le bras. Il y reste dix ans. De la marque Ford à Coca Cola, en passant par tous les produits possibles et imaginables de la planète, il a réalisé plus de 600 films publicitaires. Durant ces années, il a fait trois clips antidrogue. En 1986 : « La drogue, c’est de la merde » ; ce film a été décrié par certains mais Jean-Marie Périer pense qu’il a été utile. En 1987, le clip a été réalisé avec l’aide de Michel Platini ; et en 1990, c’est le jeune acteur portoricain Benicio del Toro, alors inconnu, qui incarne la lutte contre la drogue. Il y a eu aussi ce clip pour l’association Perce-neige, tourné afin d’aider Mme Ventura (la femme de Lino Ventura) dans son action pour les handicapés. Jean-Marie Périer aime mentionner ces petits films car il est heureux de les avoir faits. Depuis, il est rentré en France et vit entre Paris et l’Aveyron, faisant des photos pour différents journaux, entre autres pour Elle, Paris-Match et Le Figaro Magazine. Jean-Marie Périer a l’intention de refaire un film pour la télévision avec Jacques Dutronc, et de continuer à écrire…

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