Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera

Auteur


Parution: Mai 2007
Pages: 1024
Format: 132mm x 198mm
Prix: 26.95 $
ISBN: 978-2-845-63338-4


Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera

Un essai simple et clair sur les mutations profondes qui touchent actuellement la Chine et leurs possibles conséquences sur le reste du monde

Le voyageur qui débarque pour la première fois dans l’Empire du Milieu est souvent surpris par l’omniprésence du rire sur les visages et la jovialité entre les gens.
Ce rire perpétuel est l’un des signes apparents de la quête du bonheur et de la paix intérieure telle que la pratiquent les Chinois depuis des millénaires, sagesse née de la nécessité d’assurer les meilleures conditions de survie dans un contexte démographique unique : la Chine a toujours été surpeuplée par rapport au reste du monde, même au néolithique.
Or, la Chine est aujourd’hui en totale mutation. Et c’est sa société tout entière qui risque d’être déstabilisée. Dans ce pays qui bannissait il y a encore vingt ans la notion de marché et de propriété privée, une espèce d’un genre nouveau a vu le jour : le consommateur.
La soif de s’enrichir des Chinois et leur recherche du confort matériel, d’ailleurs parfaitement légitimes, sont en passe de remplacer leur quête identitaire, leur volonté de se placer « à l’endroit qu’il faut dans l’univers » en suivant la voie du Tao et celle du Yin et du Yang…
En un mot, ce pays est devenu capitaliste. Mais d’un capitalisme échevelé voire débridé où l’État – demeuré marxiste ! – assiste les bras ballants à l’emballement de la croissance.
D’un côté, la Chine a pris conscience de sa puissance économique, et s’apprête à inonder des pans entiers de l’économie mondiale comme ce fut le cas pour le textile (le marché automobile européen particulièrement). De l’autre, son système économique est très fragile. Face à une crise de grande ampleur, notamment énergétique ou bancaire, l’économie pourrait s’effondrer tel un château de cartes.
Et si, un jour, le développement économique faisait abandonner aux Chinois leur sagesse millénaire ? Et si ce mélange hybride inédit d’hyper-capitalisme et d’autoritarisme politique abandonnait la posture non-impérialiste qui la caractérise depuis des millénaires?

Cet essai, facile à lire, propose une explication limpide de ce que le développement de la Chine signifie pour elle-même et pour le reste du monde. José Frèches, fort de sa connaissance de la Chine ancienne et moderne qu’il observe depuis 1968 et dont il est le témoin éclairé, s’emploie à montrer, à travers de nombreux signes avant-coureurs, que la mutation sociale de ce grand pays peut avoir des conséquences dévastatrices sur le plan économique, politique, voire, au pire, militaire. Dans l’espoir d’une prise de conscience des Occidentaux : le monde peut encore anticiper la déstabilisation de la Chine, et ne pas laisser basculer le Grand Dragon vers l’inconnu.

Né en 1950, José Frèches, ancien élève de l’ENA, diplômé d’histoire, d’histoire de l’art et de chinois, a été entre autres conservateur des Musées nationaux au Louvre, au musée des Beaux-Arts de Grenoble et au musée Guimet. Il est notamment l’auteur de séries romanesques qui ont conquis le public, Le Disque de jade, L’Impératrice de la soie, et La Guerre de l’Opium, d’une biographie Moi, Bouddha (2004) et d’un livre d’histoire vulgarisée Il était une fois la Chine (2005). Il est aujourd’hui reconnu comme le romancier de la Chine Ancienne.

AUTEUR

José Frèches

José Frèches est né le 25 juin 1950 à Dax, dans les Landes. Jusqu’à ses 18 ans, la France ne sera pour lui que le pays de ses vacances. Il aura la chance de vivre à Sao Paulo, Rome, Lisbonne… Étudiant à l’Institut d’Études politiques d’Aix-en-Provence, il suit également un cursus en histoire de l’art, parce que les objets anciens le passionnent depuis qu’il est petit ainsi qu’en chinois, parce que la lecture de Tintin et le lotus bleu lui a donné envie d’en savoir plus sur la civilisation et la langue chinoise. En 1970, il prépare le concours de conservateur de musées de France et devient à 21 ans conservateur du musée Guimet à la section Chine. Conservateur, maître de conférences à l’École du Louvre, inspecteur des musée de provinces, puis diplômé de l’ENA en 1978, José Frèches a rempli de nombreuses fonctions dans la communication, l’audiovisuel et la culture (création de la Vidéothèque de Paris, président du Midi Libre…). Aujourd’hui entre autres activités il anime une agence parisienne de communication et dirige une galerie d’art et d’antiquités dans le Gard. Il a lancé en 2005 la première Biennale internationale d’Art contemporain chinois à Montpellier, témoin de la formidable expansion de la Chine et de sa culture. En 2010, il est responsable du pavillon français à l’exposition universelle de Shangaï. Grand romancier de la Chine ancienne, il a conquis le public avec ses séries romanesques : Le Disque de jade, L’Impératrice de la soie, L’Empire des larmes…qui ont connu un immense succès et sont traduites dans plus de 21 langues.

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